RETOUR SUR NOTRE SOIRÉE DÉBAT : «QUELLES RÉPONSES AU DÉFI MIGRATOIRE ?»

Quelles réponses au défi migratoire ? Pour construire la société que nous voulons.

Nous sommes très heureux de la richesse des échanges intervenus lors de notre soirée-débat entre Jean-François Corty, co-fondateur du mouvement Pour une Europe migrante et solidaire, Jean-Yves Leconte, sénateur représentant les Français établis hors de France, Bénédicte Pételle, députée de la République en Marche et Jérôme Vignon, conseiller de l’Institut Jacques Delors. Ce débat était animé par Guy Aurenche, avocat spécialisé dans les droits de l’homme, ancien président de l’ACAT et du CCFD.

Le défi migratoire est une question contemporaine globale qu’il convient de traiter avec intelligence et cœur. Avant d’aboutir à l’élaboration de politiques, d’instruments juridiques en lien avec des réalités climatiques, économiques et géopolitiques, la migration est l’histoire d’une personne. C’est l’histoire de rencontres.
Guy Aurenche, l’a souligné à plusieurs reprises dans les interventions des participants, ce sont les plus fragiles qui donnent sens à notre vie.

Au travers de la variété de leurs missions et de leurs positionnements, nos quatre intervenants ont rappelé que les questions migratoires devaient être traitées au niveau européen et qu’il était nécessaire de construire une politique de long terme qui offre une réponse concrète aux défis humanitaires posés et qui apaise les peurs de l’opinion aux prises avec des démarches d’intimidation menées par des minorités.
Si les migrations sont une réalité structurelle, il convient de dépasser certains mythes comme cette idée selon laquelle les personnes qui arrivent dans un pays y restent pour toujours ou alors que le développement d’une politique de développement dans les pays d’origine limiterait les départs.
Par ailleurs, l’union européenne n’a pas été créé pour elle-même, la déclaration Schuman du 9 mai 1950 évoquait avec clarté et ambition la vocation de l’union de nations en construction :

« La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre »

La « crise migratoire » et la « crise de l’hospitalité » auxquelles l’Union doit faire face peut se résoudre par la mise en place progressive d’une politique de long terme qui pourrait débuter par une refonte « solidariste » du règlement de Dublin décrié de toutes parts.
Il s’agirait de permettre à certains Etats membres volontaires de construire petit à petit des solutions pérennes qui respectent la dignité humaine. C’est la raison pour laquelle il est crucial de voter le 26 mai prochain pour la constitution d’un Parlement européen audacieux et prêt à enclencher un processus vertueux de décisions européennes : de l’asile à la mobilité.

Retrouvez le compte-rendu du débat très rapidement !

Également, quelques documents ressources, vous n’avez qu’à cliquer :
Site Internet du mouvement Pour une Europe Migrante et Solidaire.
Rapport de Jérôme Vignon Pour une politique européenne de l’asile, des migrations et de la mobilité.
Déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950.

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