“Je suis content que mes enfants grandissent en France .”

Tout sourire et partant pour toutes les activités : chacun est bien évidemment ravi de sa rencontre avec le grand Momo ! A son arrivée en France en mai 2014, la situation était très difficile, surtout concernant le logement. « Je ne connaissais personne ici, je ne comprenais rien du tout à ce que disaient les gens dans la rue, et les démarches de la demande d’asile étaient beaucoup trop difficile à comprendre … ». C’est dans le petit Kaboul (c’est comme cela que les Afghans appellent le quartier de la gare de l’Est) qu’il a entende parler de FLA. Il s’y est inscrit pour les cours de français et s’est rendu tous les jeudis à l’atelier théâtre (partenariat FLA / JRS). Un endroit pour se détendre dans un Paris qui lui semble encore bien hostile. En Afghanistan, il vivait dans un petit village et était propriétaire d’une ferme. Il était également dans le commerce des tapis persans et … champion de buzkashi, le sport des cavaliers afghans. Depuis l’obtention de son statut en novembre 2015, il travaille dans le bâtiment. Il se sent « comme à la maison » à JRS et a été très touché par l’accueil des familles du réseau Welcome à son égard. Aidé par des bénévoles, il s’accroche pour poursuivre l’apprentissage du français et a rencontré chaque semaine son accompagnatrice. Avec elle, il a fait une demande pour partir à Caen avec le Pass Mobilité car il attend maintenant avec impatience l’arrivée de sa femme et de ses 5 enfants. C’est donc là-bas que démarre sa nouvelle vie. Momo rêve déjà d’aller chercher ses enfants à l’école. « Je n’ai pas eu cette chance là » confie-t-il, et puis, comme l’émotion le gagne un peu en y pensant, il rebondit vite avec une petite blague et se met à chanter comme un clown les chansons françaises qu’il a apprises ici. Sa préférée ? « Envole-moi » de Goldman !