Plaidoyer


Accueillir autrement , favoriser l’autonomie des demandeurs l’intégration des réfugiés, la cohésion sociale, cela est possible et urgent.

L’impasse actuelle n’est pas une fatalité, comme le montre l’expérience de JRS France dans l’accueil des réfugiés. Nous pouvons ensemble ouvrir de nouvelles voies.

La situation actuelle

Les demandeurs d’asile :

– Une allocation de 4€20/jour pour l’hébergement des personnes qui se retrouvent à la rue (plus 7 € pour les besoins élémentaires en nourriture,habillement, transports).

– Pas de droit au travail et aux formations

– Une détermination de l’Etat responsable de la demande d’asile au niveau Européen (règlement Dublin III) coûteuse, inefficace et qui retarde indéfiniment la procédure

– Une offre de formation linguistique très insuffisante délaissée aux associations

Les réfugiés :

– L’inactivité et les opportunités perdues pour apprendre la langue, se former, ou travailler pendant la demande d’asile ont des effets négatifs sur la santé physique et mentale des réfugiés, les laissant complètement démoralisés au moment où ils peuvent s’engager pleinement dans la société française.

– Une offre de formation linguistique basique (niveau A1), non adaptée aux besoins et tardive (souvent un an après l’obtention du statut)

– Un accès au travail rendu difficile par des difficultés administratives, linguistiques, de reconnaissance des diplômes, de manque d’information sur les formations et le marché du travail, de perte de réseaux.

– Un accès au logement rendu plus difficile à cause des problèmes de langue et de manque de travail.

EN SAVOIR PLUS


ACCUEILLIR AUTREMENT C’EST :

Des cours de français pour l’autonomie  des demandeurs d’asile et l’intégration des réfugiés

Société civile, institutions et Etat, chacun a son rôle à jouer pour qu’il y ait une véritable politique publique d’apprentissage du français pour tous les demandeurs d’asile et les réfugiés.

Un accès aux formations immédiat et un droit au travail effectif pour les demandeurs d’asile

La Directive Européenne accueil 2013/33/UE prévoit l’accès aux formations et le droit au travail effectif au bout de neuf mois pour les demandeurs d’asile. En France, cette directive n’est pas respectée, ce qui entraine des conséquences graves sur le plan économique, sociaux et humains.

Une refonte du Règlement Dublin 3

Dans le cadre d’une refonte du règlement envisagé par la Commission Européenne, JRS France plaide pour le libre choix des demandeurs et un principe contraignant de solidarité.