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Prier et réfléchir


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Esiste un solo cammino : è quello di accorgersi, nella nostra vita,

dell'altro che ha bisogno di noi, dell'altro che, magari
senza parlare, guardandoci,
col suo volto implora il nostro aiuto.
Quanto più entreremo nel dolore degli altri,
quanto più assumeremo il dolore degli altri,
tanto più il nostro piccolo dolore scomparirà e sentiremo
come è bello vivere,
come è bello vivere quando si ama, quando la vita non è più nostra,
com'è bello vivere quando siamo capaci di far sorridere una persona
che da molti anni aveva perso il gusto di farlo.
E allora anche guardando il mondo che ci circonda,
questo mondo di guerra, di sangue, di lotte,
non vedremo solamente la morte,
ma vedremo anche la vita che deve nascere.
Questa grande crisi oggi annuncia una resurrezione.


Il n’y a qu’un seul chemin dans notre vie, nous rendre compte
de l’autre qui a besoin de nous, de l’autre qui,
sans paroles, nous regardant, implore notre aide de tout son visage.
Plus nous entrerons dans la douleur des autres,
plus nous assumerons la douleur des autres,
plus notre petite douleur disparaîtra, et nous sentirons
comme il est beau de vivre
comme il est beau de vivre quand on aime, quand la vie n’est plus nôtre,
comme il est beau de vivre quand nous pouvons faire sourir une personne,
Qui en avait perdu le goût depuis des années.
Et alors, contemplant le monde qui nous entoure
un monde de guerre, de sang, de lutte,
nous ne verrons pas seulement la mort
Mais nous verrons la vie qui va naître.
Cette grande crise d’aujourd’hui annonce une résurrection.

Arturo Paoli, petit frère de Ch. de Foucauld   © Centro Astalli, 2008.


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Sortir de nos silences


Déjà pendant la seconde guerre mondiale, l'expérience de la Cimade avec les réfugiés a fait découvrir à beaucoup, chrétiens et non-chrétiens, la réciprocité dans les relations, comme le dit le Pasteur Casalis :

Au départ, nous croyions aider des êtres dans la détresse et nous avons découvert que c'était eux qui venaient à notre secours, nous obligeant, par leur présence et leur attente inéluctables, à sortir de nous-mêmes, de nos conforts et de nos lâchetés, de nos silences et de nos complicités ; leur présence et leur souffrance nous ramenaient à la vie, je veux dire : à quelque chose comme une existence ouverte et offerte, à la découverte du vrai sens et centre de nous-mêmes : l'autre, dont la rencontre nous sauve de cette forme de mort, pire que toutes les autres : le repliement égoïste et l'isolement insensible.

Georges Casalis, Les Clandestins de Dieu. Cimade 1939-1945 (Fayard, Paris 1968) p. 203.

 


    

  Un solo cammino

 Sortir de nos silences (Georges Casalis)

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