Le café-débat sur l’intégration: des discussions pleines d’empathie sur un sujet brûlant !

Le 18 octobre a eu lieu le café-débat de rentrée de JRS sur le thème de l’intégration !
Ce café avait été préparé par Pauline (de JRS) et Naël et Laurinn (des réfugiés syriens). Le thème a réuni largement, des habitués des cafés-débats autant que des nouveaux venus. Nous avons recueilli les réactions de quelques participants :  Zélie, française, Osman, afghan, et Naël, syrien.

 

Interview de quelques participants

Qu’est-ce qui t’a donné envie de venir à l’activité des cafés-débats ?

Naël: Je suis encore en phase d’intégration dans cette nouvelle société et je crois que j’ai besoin d’apprendre des autres, non seulement des Français mais aussi d’autres réfugiés qui ont une expérience plus longue que la mienne. Par ailleurs, je suis les cours de français de JRS mais je voulais également aider en retour, donc j’étais excité de préparer le café.

Café débat Intégration

Zélie: Je trouve que c’est un bon moyen d’échanger sur un mode un peu différent avec les jeunes du JRS, autour de thèmes d’actualité, en partageant nos visions du monde.

 

Osman: Depuis que je suis très jeune, j’aime les débats, j’aime discuter autour de la philosophie, de la religion. Je trouve que discuter permet d’aller plus en profondeur sur des sujets qu’on traite souvent de manière légère au quotidien. Cela permet de changer notre vision des choses. Et les sujets abordés aux cafés-débats JRS sont souvent très intéressants !

 

Dans la manière dont le café-débat s’est déroulé, son format, y’a-t-il des choses qui t’ont plu tout particulièrement ?

Naël: J’ai aimé le fait que les gens n’aient pas vu le temps passer et auraient aimé que le débat se prolonge. J’ai aussi aimé le respect mutuel entre les participants qui s’écoutaient vraiment les uns les autres, sans se donner des airs, et sans préjugés. C’est sain.

Café deabt

Zélie: Je trouvais intéressant et stimulant de varier les approches (d’abord une sorte de quizz, puis une discussion en petits groupes, puis une confrontation et mise en commun) ainsi que le fait de réfléchir selon des points de vue qui ne sont pas forcément les siens (dans le cas de l’intégration : « se mettre à la place de… »).

 

Osman: J’ai particulièrement aimé le fait qu’on divise la salle en deux parties et que certains se mettent dans la peau des français et d’autres dans la peau des réfugiés ; j’ai également bien aimé la mise en commun, comme tout le monde se sent concerné par ce sujet de l’intégration, la discussion était très vivante !

 

Est-ce que des idées, des conversations t’ont particulièrement marqué ?

Naël: J’ai aimé la façon dont les participants ont réellement joué le jeu, et ont joué des rôles. Certaines personnes prenaient la parole comme s’ils étaient le gouvernement tandis que certains réfugiés parlaient comme s’ils étaient des Français. Ce type d’empathie est essentiel pour comprendre le monde qui nous entoure.

 

Zélie: J’ai beaucoup aimé le débat de manière générale mais je trouvais particulièrement intéressant de demander de proposer des idées concrètes pour agir là où l’on identifiait des difficultés. Je retiens aussi la diversité des opinions sur le sujet qui témoigne des enjeux de l’intégration en France et de l’importance de pouvoir s’exprimer dessus.

cafedebat

Tu es reparti du café-débat dans quel état d’esprit ? Avec quels sujets de réflexion ? Avec de nouvelles idées ?

Naël: J’avais des idées plein la tête. La plupart autour de ce sujet de l’intégration qui est très général ; j’avais l’impression que chacun des thèmes du débat aurait mérité un débat à lui tout seul. J’ai aussi été très intéressé d’en savoir plus sur la vie des réfugiés, au-delà du processus de demande d’asile, car j’en entends assez peu parler autour de moi.

 

Zélie: Précisément, ouvrir des espaces de dialogue, de parole sur l’intégration.

 

Osman: Je me suis rendu compte que certains sujets étaient encore très vivants dans l’esprit de certaines personnes, cela m’a intéressé.

 

Propos recueillis par Sarah de Barthès,  coordinatrice des cafés-débats (sarah.debarthes@gmail.com)